Concertations
déconcertantes

Vers un art diplomate

Ces projets sont intégrés dans les parcours de création de certains de nos spectacles, qui peuvent ensuite vivre leur propre vie.

Ces créations se nourrissent ainsi d’enquêtes sensibles et ancrées, et en retour contribuent à faire avancer la cause écologique au sein des territoires. Ces parcours de créations originaux ont à notre sens une forte valeur.

 

 

 

 

 

[1] Voir B. Badie sur la définition de la diplomatie.

[2] L’hétérogénéité de Lucien Kroll.

[3] Un acteur qui est partie prenante dans plusieurs systèmes d’action en relation les uns avec les autres et qui peut, de ce fait, jouer un rôle indispensable d’intermédiaire et d’interprète. (Crozier et Friedberg, 1977).

[4] Tim Ingold, de son expérience Knowing from the inside 2013 à 2018.

Médiation Art-territoire

Après plusieurs années à proposer des écritures in situ et souvent éphémères, nous structurons désormais de véritables projets pour des territoires, sur la base d’une commande publique débouchant sur une écriture collective avec les partenaires du territoire. Ces projets s’inscrivent dans la démarche globale du Mouvement de l’Urbanisme culturel, dont nous sommes membres fondateurs.

Avec ces projets, nous participons du mouvement général des arts de la rue à élargir ses espaces et ses cadres d’interventions, d’abord la rue, puis les espaces publics et désormais les territoires. L’hybridation de l’écologie et du théâtre offre des clés de compréhensions mutuelles permettant d’imaginer des futurs souhaitables, avec les habitant.e.s.

La liberté de l’artiste est-elle compatible avec une commande, avec l’utilité publique… ne devrions-nous pas rester futiles pour rester libres ? Pour nous, notre liberté réside dans la condition que nous puissions modifier, triturer et finalement co-construire la commande, avec nos intuitions créatives et sur la base d’une confiance mutuelle. Ces interventions sont proches de l’imposture, du théâtre de l’invisible, du détournement, avec une bonne dose d’humour.

Art diplomate

Ces compétences singulières sont invitées à la conception des cités de demain par un art diplomate, qui gère les séparations[1]. Il s’attache à l’hétérogénéité, à la complexité[2]. Il créé un espace transversal de représentation et de négociation dans les relations de pouvoirs qui président à la conception des villes.

Il est donc question ici d’art constructif, qui a des conséquences dans le champ politique et sur les espaces, et qui contribue à préparer les habitantes à un changement. L’artiste est partie prenante dans le jeu d’acteurs humains et non humains de l’aménagement comme marginal sécant[3]. Les artistes sont conscientes de cet engagement et mesurent leurs interventions dans cette perspective.

Enquête dans la toile de relations[4]

Par un processus d’enquête, les comédiennes sont adoptées par les personnes vivant sur le territoire, en deviennent d’éphémères mais authentiques porteuses de paroles et défenseuses des liens écologiques et sociaux dans un monde qui se disjoint. A cette fin, elles peuvent ne pas obtempérer et faire bifurquer les intentions des commanditaires de façon imprévue. Ces bifurcations font, consciemment ou inconsciemment, partie de la commande en ce sens que l’imprévu est une composante essentielle de l’art et qu’il y est invité.

Motifs, émotifs, mouvements

Les disciplines mobilisées sont variées afin de remplir deux objectifs : marquer l’instant présent et laisser trace vectrice de transformations, d’appréhension les plus variées possibles par les habitantes. Les représentations statiques telles que les plans, les maquettes, s’enrichissent de motifs vivants, de mouvement, de personnification. Ces représentations « déforment le monde » mais retrouvent un peu de l’épaisseur des relations vivantes.

Thématique du sol vivant

THéMATIQUE DE LA NUIT NOIRE

MobyDick’Rivers

Nantes - mai 2023
avec Interstices
et le Conseil de la Nuit / Ville de Nantes

THéMATIQUE DE L'URBANISME, HABITAT ET PAYSAGE

RENCONTRES ET SÉMINAIRES